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J’ai vu l’épisode spécial de Sherlock saison 4 au cinéma

Ce mois-ci j’ai eu la chance de découvrir au cinéma une projection de l’épisode spécial de la série Sherlock ! L’épisode, annoncé tout d’abord en 2014 avait été diffusé pour la première fois sur la BBC lors d’une soirée spéciale le 1er janvier 2016.

 

Sherlock et Watson dans l'épisode Special de la saison 4 2016

Pour ceux qui n’ont pas vu ou entendu parler de cet épisode spécial, revenons rapidement sur ce qui fait que cet épisode est « spécial ». Tout d’abord c’est un épisode hors-série qui n’est pas inclus dans une saison comme les trois précédentes. Il fait une transition après les 3 saisons qui nous proposaient de suivre Sherlock et Watson dans leurs enquêtes des temps modernes.

La particularité de cet épisode ? Il reprend les décors et les personnages et les renvoie à l’époque d’origine de Sherlock Holmes, le Londres de l’époque Victorienne. On retrouve donc Sherlock, Watson, leur logeuse, ce cher officier de Scotland Yard, Mycroft et tous les autres… 200 ans en arrière.

Alors que la série est à la base une adaptation moderne de l’œuvre d’Arthur Conan Doyle, cet épisode spécial est comme une transposition temporelle de l’adaptation. Cette fois-ci le célèbre détective de Baker Street va devoir enquêter sur l’affaire de « l’Abonimable Épouse » : une femme pourtant déclarée décédée qui serait revenue d’entre les morts pour hanter et assassiner plusieurs hommes.

Sans trop vous en dire on se rend compte que cette histoire dans le passé est un prétexte extraordinaire pour Steven Moffat et les auteurs de la série de s’amuser à un voyage dans le temps autour du personnage de Sherlock Holmes. À plusieurs reprises cet épisode à l’époque victorienne dialogue avec la série à l’époque moderne et opère ainsi des allers-retours très intéressants, centrés autour de l’idée du « palais mental » de Sherlock.

Série, film : sur écran de cinéma, les différences s’effacent

Voilà une question qui a fait couler beaucoup d’encre dans la presse ou même dans des travaux de recherches qui étudient les médias. La question m’avait déjà traversé l’esprit quand j’avais regardé la première saison de Sherlock, qui proposait un format très long, proche de celui du film. Si on peut aujourd’hui clairement affirmer que les mondes des séries et des films ne sont plus simplement une question de durée, les deux gardent leur différence malgré leur porosité.

Et cela s’est ressenti quand je suis allé voir cet épisode de Sherlock au cinéma. Malgré des conditions de visionnage similaires à n’importe quel long métrage que j’aurai pu voir (comme récemment Star Wars VII par exemple), le sentiment général n’était pas le même. On arrive déjà dans la salle avec une idée du format de l’épisode (du film), le rythme est pensé pour une diffusion télévisée et qui vient avec des prédécesseurs ; les personnages nous sont connus et l’épisode/film ne prends pas autant de temps qu’un long-métrage classique pour nous les introduire par exemple.

Ce n’est qu’un exemple mais arrivé à la fin de l’épisode il n’en reste pas moins que j’avais bien l’impression d’avoir été voir un épisode de série au cinéma plus qu’un véritable long-métrage.

Une réussite artistique et un plaisir de cinéma

Mais en soit c’était déroutant… mais pas problématique ? A épisode spécial, conditions de visionnage spéciales ! Et artistiquement cet épisode spécial se prêtait très bien à cette projection, un vrai régal. Avec son ambiance victorienne et ses décors riches en détails – mention spéciale pour la version mille-huit cents du 221B rue Baker Street – cet épisode était vraiment agréable à regarder sur grand écran.

Le travail sur la lumière m’a aussi tout particulièrement marqué. Pour ceux qui l’auront vu, je parle notamment des jeux de lumières dans le bureau de Mycroft, le frère de Sherlock. Un jeu d’ombres, d’oppositions entre couleurs chaudes et couleurs froides posait une ambiance magique, parfois presque onirique. Bref un épisode riche en détails, en couleurs qui rends un hommage à sa propre série. A voir !

 

Et puis quel plaisir de redécouvrir un Martin Freeman moustachu sur grand écran ! Une pilosité d’époque qui justifiait à elle seule la réalisation d’un tel épisode ! Et pour toi, amateur de Sherlock (ou de moustache), cet épisode spécial… à recommander ?

 




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